. F.
Mesdames, Messieurs
Vous avez été conviés pour fêter le départ de Monsieur F……. Cet homme, qui durant toute sa vie a consacré à l’administration des finances son génie d’organisateur, va partir. La disparation professionnelle est un drame, il ne désorganise pas, certes le ministère des finances mais il crucifie le mental, déjà fragile de ses proches collaborateurs. Il nous quitte donc pour une retraite dorée, nous laissant seul face aux inquiétudes, dû au changement cataclysmique du système fiscal. Avec son désir de partir il encourage involontairement, la désertion et le non respect des valeurs du travail, qui sont la base de notre société. Nous ne tolérons plus longtemps cette attitude qui consiste à délaisser un emploi pour se perdre dans le stupre et l’inactivité militante. En vérité, je vous le dis, il faut condamner les gens plus préoccupées à se reposer qu’à se focaliser sur un labeur valorisant. Il est vrai, qu’il est de bon ton, dans les milieux anarchos-chevelus, de dénigrer toutes les activités tonifiantes et nécessaires à un bon développement intellectuel. Auparavant Monsieur F….. vous n’auriez jamais renoncé à affronter les difficultés, il en était ainsi ! Vous viviez avec passion vos obligations professionnelles comme vos loisirs.
Aujourd’hui je me répète, Monsieur F….. a émis le souhait d’arrêter son activité. Son intention est estimable mais regrettable ; C’est encore une bibliothèque qui disparait, laissant orphelin, ses subordonnés. Dans les circonstances actuelles, la France a peur, nos pires craintes se révèlent exactes. On n’hésite pas à idolâtrer la paresse et l’oisiveté, la caractéristique de notre misérable époque. Que faire si les meilleurs d’entre nous, abdiquent devant la propension à se reposer ? Il faut donc paraitre moderne ! Il n’est plus question d’écouter notre seigneur, qui pourtant précise dans ses enseignements : « tu travailleras pour ne pas céder à la tentation» et même cela ! N’empêche pas votre départ en retraite. Vous persistez Monsieur F…… ; c’est un véritable blasphème.
Votre carrière a pourtant été exemplaire, après une jeunesse effrénée (il est fini le temps ou vous fréquentiez les paddocks de F1), vous débarquez de votre province et ainsi débute une longue ascension vers le nirvana de la fonction publique. Vous allez pouvoir Briser le fraudeur, éradiquer la mauvaise foi et désinfecter le système de ses niches fiscales. Vous exercez, pour un temps, dans la capitale ou vous êtes chargé de vérifier les diaphanes dames des quartiers louches. Cette tâche est honorable mais fait l’objet des quolibets de votre entourage. Alors vous vous remettez en question et vous décidez d’orienter votre carrière vers l’enseignement. Vous dirigez rapidement la pédagogie à l’Ecole Nationale des Impôts ou vous formez les jeunes fonctionnaires. Vous fabriquez, ainsi les futurs cadres de la république, une élite qui, aujourd’hui dirige notre Ministère. C’est dans les Deux-Sèvres, à Niort que vous prolongez votre mission pédagogique, ou vous façonnez politiquement et culturellement les futurs fiscalistes. Vous finirez votre parcours en étant transféré à prix d’or à l’AS Saint Maixent ou vous mettrez en place le « S L I P »* et vous réorganisez le fonctionnement du « S L I E »**
De votre région natale, la Lorraine, vous parlez avec nostalgie. Vous restez fidèle, au delà des limites de l’irrationalité, ainsi vous soutenez (une cause perdue) : le club de football de Nancy.
Le temps, de l’investigation et de la vérification appartenant à une autre époque, il vous laissera tout le loisir pour parfaire votre culture _ déjà immense _ et de vous occupez de vos proches. Avec l’indisponibilité permanente qui sera la votre, vous sillonnerez la France, de Bretagne à Marseille, et la planète de Tombouctou à Dniepropetrovsk, ainsi vous ferez le bonheur des agences de voyages. Vous avouez donc implicitement, que vous consacrez ce temps libre au farnienté ; C’est vraiment désolant !
C’est fini, demain vous irez vous perdre en mollesses immorales ; Le repos essentiellement et l’oisiveté qui fait perdre à tout individu sa dignité. Monsieur F…… c’est vous qui voyez ! Mais Il y’en a d’autres qui ont essayés. Alors entrez aujourd’hui dans la nuit, entrez dans le passé, l’avenir vous tourne le dos, Monsieur F…… Il n’est jamais trop tard et avant de prendre votre décision vous devriez lire avec attention la lettre adressée au citoyen, par notre guide.
« J’ai appris avec stupeur, avec colère, mais aussi tristesse, votre départ prochain de notre entreprise. Il est déraisonnable de quitter le ministère des finances au seuil d’une réforme qui fera date dans l’histoire de la république. J’ai découvert vos intentions malsaines ; l’idée saugrenue, à l’avenir de profiter de votre vie. Votre refus entêté, de continuer le travail, est déplorable, injustifiée et graves de conséquence. Votre mauvais exemple donnera à tous les jeunes agents l’envie de partir le plutôt possible. Cette oisiveté que je combats, cet encouragement au travail que je prône ; seront à l’avenir l’objet de quolibets et de critiques éhontés. Monsieur, je déplore votre attitude qui consiste à déserter, au moment ou les réformes sociales commencent à donner des résultats. Je suis consterné par autant d’égoïsme, moi qui me suis investi corps et âmes pour un profond changement économique de notre pays. J’ai perdu mon épouse et ma chère image, j’ai vu mes collaborateurs s’invectivés ou bien me critiqué. Vous, Monsieur, ce qui vous intéresse c’est de vous perdre dans le farniente, la sieste et le stupre ; cette attitude anarchique ne présage rien de bon pour la France. Je vous demande une dernière fois de revenir sur votre décision et ainsi me rejoindre dans mon action. »
En ce 29 septembre 2009 de mon apostolat.
Reprenez-vous ! Reprenez votre travail. Ecoutez les conseils éclairés du leader maximo. Travaillez plus, sans compter.
J…n-C…..e (permettez-moi cette familiarité), une dernière fois nous vous supplions de revenir sur votre décision. Nous vous souhaitons tous, quand même une bonne retraite malgré notre amertume, qu’elle vous apporte le bonheur, le loisir et la découverte du monde.
Bon voyage, Bonne retraite.
P S : n’oubliez pas d’utiliser régulièrement le cyclorameur
* Service local des ingénieuses perspectives
** service local des inconséquences établies
Adieu, D…., tu as choisi de partir et nous sommes réunis pour te dire, bonne chance ; malgré notre
colère et notre dégout de te voir te vendre pour 30 pièces d’argent.
Devant la multitude, la diversité, la qualité de tes activités et de tes œuvres, on oublie presque, que tu va quitter le centre de S…..t-M…..nt l’E….e, pour, à ton âge reprendre l’école et ainsi, obtenir une promotion interne ; c’est vraiment pathétique. C’est à Clermont Ferrand (à l’ENI) que tu tenteras de rattraper des études mal maitrisés auparavant. En espérant que tu n’observeras pas la même attitude qu’hier où tu côtoyais le fond de la classe, prés du radiateur.
Pour tous, officiellement, ton départ est une véritable catastrophe. Pas d’hypocrisie, nul regret ni remord, Didier tu as tout simplement, vécu un nombre incroyable d’histoires pitoyables dans ce centre. Génie du rocambolesque et du mauvais gout tu as de tout temps éberlué les gens qui t’ont côtoyés.
À la façon de ces illustres personnages trop riches pour enfermer leur énergie et leur talent en une seule discipline, en une seule activité, Didier tu as été tour à tour à la fois humoriste, comédien, rugbyman, adorateur du chocolat, fan de charlotte (au chocolat de bien entendu), gestionnaire dans des domaines multiples (des fournitures de bureau au papier hygiénique) et à tes heures perdus un fiscaliste fracassant ….
Ta vision originale de la fiscalité et ton amour pour le rugby expliquent d’une manière, la rugosité de tes rapports avec les redevables. Tu estime que la réception du public doit être envisagée comme un combat, (on fixe la discussion, on monopolise la parole puis on taxe) dans une mêlée indescriptible de règles et d’articles.
Gourmand, Rabelaisien tu n’as pas hésité, de donner de ta personne, en encourageant les dégustations des produits de terroirs. Aujourd’hui ton départ annoncé est un non événement. Ne nous laissons apitoyer, tu pars pour bénéficier d’une promotion, tu deviendras donc comme les étagères : haut, inaccessible, inutile. Ta personnalité pantagruélique, a des ressources, de nombreuses cordes à son arc ; qu'on finit par l’assimiler à une harpe ; Didier toi, en harpiste ! (du bonheur)
Tu quittes tes fonctions de contrôleur pour un fantasmagorique poste d’inspecteur ; soyons sport et reconnaissons ton apport à la bonne marche du service, bourreau de travail et stakhanoviste du rôle supplémentaire
Au gré de tes envies, et obsessions, on oubliera tous et vite dans les multiples facettes de ta personnalité, l'esprit caustique et irrespectueux d’un insomniaque de génie qui a mit son énergie au service de la dégustation du cacao.
Rien ne semble pouvoir épuiser ton talent qui déborde volontiers de tes activités professionnelles pour te voir t'éteindre dans les arcanes administratifs supérieurs, au plus grand déplaisir de tes proches, qui ne connaîtront plus l’homme gai et déroutant. Tu deviendras dépressif avec le temps, ton avenir nous te le prédisons, sera sombre ; tu regretteras les pauses cafés et les restos avec les copains et copines.
D…r ! Non tu n’es pas indispensable. Pars D….r, pars là bas, c’est vraiment fait, pour toi ? Fini l’exécrable travail, tu te contenteras de diriger et de noter : tu inspecteras. Mais tu cesseras de rire ! Pars surtout, ne te retourne pas. Pars, casse-toi, et ne reviens pas. Surtout ne rappelle pas ? Notre cœur restera brisé, mais notre chagrin te laisseras t’il de marbre ?
ARRETONS ICI ET BUVONS
Mesdames, Messieurs, nous sommes réunis pour clore avec tristesse et gaieté un épisode de la vie de ce centre. Mais avant de s’alimenter, au nom de tous, un discours s’impose
En ce jour du 18 novembre de l’ère de Sarko-Bruni, nous sommes réunis pour enregistrer le départ de Madame G……. et Monsieur M….. C’est avec consternation que nous avons découvert, mis devant le fait accompli, leurs lâches fuites. C’est ainsi que Madame G….. a décidée, à l’encontre de toute rationalité, de partir en retraite. Cette personne n’a pas écoutée les conseils de son employeur pour continuer à faire profiter ses collègues de son expérience et de ses connaissances. Le plus grave c’est son mépris affiché pour la prière adressée par le palais, oui vous avez compris, je parle du palais de l’Elysée. E…… fait le choix de plonger sa vie dans l’oisiveté, une vie d’anachorète, qui deviendra son quotidien ; elle a choisie et ne doit être plainte. Monsieur M….. déclenche chez ses collègues des réactions irrationnelles ; certes excessives, mais elles sont à l’image des déceptions ressenties. Son départ, sa désertion de saint M0…t l’é….e est incompréhensible et surtout injuste. Injuste envers ses amis de travail, qui ont contribués dans la formation de cet olibrius. Il déserte et s’en va pour plus de laxisme, ne supportant pas les contraintes de la déontologie en application dans le centre qu’il quitte, pour une brigade ou le rocambolesque côtoie le funeste.
Nous nous autorisons, de souhaiter, quand même, à E……. et B….., bonne chance. De connaître la réalisation de leurs souhaits. De trouver la sérénité ou l’aventure dans leurs activités futures. Evidement ces propos sont circonstanciels, ils sont destinés à présenter un au revoir courtois. Car honnêtement nous maudissons votre égoïsme et l’abandon de vos responsabilités envers l ‘administration et vos collègues. Qu’allons-nous devenir ? Quel sera notre choix ? Devons nous sombrer dans l’alcoolisme ou choisir le suicide. Mais il ne faut pas rêver ces départs ne mérite que notre mépris et à l’avenir vous n’aurez droit qu’a notre indifférence. En ces temps de crises il nous faut vous pardonnez car vous ne savez pas ce que vous faites. Alors oublions les déceptions ! Buvons, mangeons.
Vive la France, vive Saint Maixent l’Ecole
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18 novembre An 2 de l’imperator Nicolás Sarko |
Un syndrome trop souvent sous estimé
Le travail est un mal nécessaire pour ceux qui ne pratiquent pas (le
don sans pratique est un vice).
C'est le mal du XXIe
siècle, ravageant les existences de femmes et d'hommes ; les enfants étant éduqués pour être accoutumés dès l'école. On travaille le plus souvent par nécessité, pour nourrir sa famille, on
réalise dans certains cas ses ambitions. En clair le travail et l'argent, font bon ménage. Ainsi parle le sociologue de ce qu'il croit connaître. Du haut de sa tour d'ivoire; il voit l'ensemble
mais pas le détail. Tout cela est bien sérieux ! mais vous allez dire c'est quoi le travail ? D'abord le sens littéral :
Le travail (sens
étymologique tripalium : instrument de torture, concile d'Auxerre _ (578)
Larousse étymologique)
c'est aussi une machine à l'aide de laquelle on assujetti les grands animaux, soit pour les ferrer, soit pour pratiquer des opérations chirurgicales (Petit
Littré).
Le travail c'est donc ce tourmenteur, cette souffrance institutionnalisé, en vertu, dans les classes dirigeantes immuables; allergiques à ce même travail. On peut identifier le travailleur à un
bourreau, à deux précisions ; il est rétribué (mal) et ne pratique pas les interrogatoires (pas
toujours), dans les annexes du ministère de l'Intérieur, rue Lauriston. L'occupation naturelle du pauvre : c'est le travail ainsi en parle t'on dans les milieux haut perchés, pétris de certitudes méprisantes
Le travail est donc nocif et les autorités sanitaires devraient prendre des mesures urgentes pour éviter la pandémie qui s'ensuivra si un cordon sanitaire n'est mis en place (préretraite à la demande et sans restriction d'âge). Cette Logorrhée verbale, ce miasme moraliste, essaye de prévenir l'opinion publique; oui le travail est dangereux et cette société poussiéreuse n'est pas prête à considérer la réalité des faits. Alors prenons notre destin en main. Buvons et rions, travaillons puisque c'est une obligation.
Lorsque les hommes eurent l'idée saugrenue d'inventer Dieu, un plus malin que les autres créa la religion et ainsi il put dominé la Terre. De ces concepts naquirent, la guerre et la morale, la pauvreté et la misère, la souffrance et le désespoir. Heureusement il se trouva des bienfaiteurs, des êtres lucides, pour contrer les apôtres de la neurasthénie et de la misanthropie. La fête était née, joyeuse et excessive; désinhibitrice, conviviale. Ces moments débridés sont salutaires ; c'est la soupape nécessaire, évacuant un ordre envahissant. Mais tout ça sont des foutaises, c'est simplement les pensées névrotiques d'une psychanalyse d'opérette, on s'amuse un point c'est tout! En vérité, je vous le dis, il est vrai, l'austère concept de Dieu et l'hédonisme exacerbé sont antinomiques et source de conflits. Le paradoxe c'est de pouvoir rire et travailler, en éternelle réprobation avec les recommandations éditées en loi, depuis toujours, par les employeurs frileux et austère. Car la fête fait peur, quand on rit, on est pas réceptif aux doctrines officielles. Ainsi on boit, on mange, on b…..., on s'amuse pour amender la platitude, de la vie sociale, imposée.
Alors, aujourd'hui nous sommes réunis autour de cette table pour célébrer la solennité de la fête. Nous devons le faire savoir: notre Dieu Dyonisios, (puisqu'il en faut un); nous invitent; à suivre ses enseignements et à participer à des bacchanales les plus irrespectueuses. Il faut faire des agapes et des divers divertissements notre philosophie.
Apophtegme
Notre avenir qui est paradoxalement dans le passé sera notre quotidien si, de ce temps passé nous réussirons à l'appliquer au futur déjà passé. Ces propos sont délicieusement abscons : ils reflètent bien notre époque qui délivrent des discours complexes à souhait. .
Voila c’était la ronde des conneries
Qui chantaient clair, qui dansaient rond
Quand les Gaulois
De bon aloi
Du franc-parler suivaient la loi
Grognant par-là
Grognant par-ci
Raillant à langue raccourcie
Comme des grains de chapelet
Les idées bien pensantes.
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