De sa vie, passée, en Afrique on peut juxtaposer sa présence avec les différents conflits qui ont jalonnés ce malheureux continent, c’est pourquoi il est laissé à chacun de juger de l’influence néfaste de Marie-Paule. Né en cours d’année comme beaucoup, jusqu'à la rien de plus classique, Marie-Paule, une enfant qui dès son plus jeune âge terrorise son entourage. Déjà de son berceau, à la maternité, elle dirige la pouponnière à la grande colère du personnel hospitalier. Non contente de tourmenter son entourage elle l’inquiète aussi. Ne lis t’elle pas la version expurgée du Code Général des Impôts à 10 ans ! On dirige donc la donzelle vers une école de cuisine (ou est la véritable place des femmes*) qui, effarée, offusquée par les activités subversives de la petite Marie, se voit obliger de la renvoyée. Ses parents désespérés par tant d’indiscipline la font rentrer dans un couvent chez les sœurs de la congrégation du silence virtuel. Mais elle fut expulsée _ on la soupçonne d’avoir voulu réorganiser les règles immuables du couvent _ alors, abattue, déprimée, désabusée, sa famille l’abandonne à Paris devant le Palais royal, siége autrefois du Ministère des Finances. Recueillie par la direction générale des impôts, elle commença sa carrière dans un centre des impôts à Paris en ifp (Impossible de Faire Pire). Puis elle obtient un nouveau poste à saint Mauricet l’Ecole, dès la réforme elle dirige l’ifu (Inspection Fatalement Ubuesque) ou elle est obligée de compenser l’indécision de la hiérarchie locale. Avec calme elle dirige d’une main de fer le service, ne supportant pas d ‘être dérangée ; de nombreux agents doivent de garder leur intégrité physique au port du casque lourd ; Car on ne rentre pas dans son bureau sans son autorisation expresse. Aujourd’hui son départ pour une mission auprès du ministre des Finances, provoquent douleurs et accablement chez ses collègues. De cette mission l’on peut connaître par différents documents que la tâche sera difficile. Souhaitons que cet espoir ne soit pas vain et que nous pourrons bientôt y trouver le changement tant attendu. Lors de sa conférence de presse elle a donné les grandes lignes qui motivent sa démarche, et en parcourant son avant-propos elle donne les raisons qui lui ont fait accepter la mission de réformer l’ifu.. Dans sa préface à propos du dernier livre de Marie-Paule _ Brigitte Saute-Lahaie _ donne les clés pour décrypter le roman, la ruche folle sa dernière production littéraire. On peut regretter ses carences en matière de communication, son peu d’intérêt pour les journalistes, son interview (voir aussi le débat) nous donne beaucoup de renseignements sur sa personnalité. Son extrême sensibilité, dissimulée par un aspect tyrannique, provoque des impatiences et autres exaspérations. Son état de nerf l’a amené à consulter ; Un neurologue prescrivant un traitement et lui conseillant un éloignement ou elle pourra canaliser son caractère démesuré.
|
L’incertitude marque notre époque, tant de démentis aux conventions, précisions, doctrines, de déceptions, tant de déchets aussi de chaos, de surprises, ont ébranlé l’ordre établi. Le ministère des Finances d’ailleurs n’échappe pas à ces bouleversements; et le mépris affiché à cet effet pour des raisons économiques et financières c’est-à-dire se suffire des succès actuels dénote une inconscience criminelle. La mélancolie du corps des fonctionnaires des finances, que Marie-Paule F….n, faire ressortir de ses propos nous rappelle qu’un complexe est à l’origine de cette suffisance affichée par les hauts fonctionnaires. Malgré l’amertume et la rancune, d’avoir été rejeté par les oligarchies qui régissent Bercy, Marie-Paule F…..n ne règle pas ses comptes; car elle a avant tout le désir ardent de redonner sa vigueur à ce ministère. La romancière sociologue dénonce le contraste entre l’activité existante et la pauvreté matérielle mis à la disposition des exécutants. En dénonçant la prétention mégalomane de la haute hiérarchie et les travers de la profession elle est devenue par ses agissements la représentante du mouvement qui dénonce les attaques au service public, dérangeant la bonne conscience qu’on s’attribue habituellement au nom de la modernité
* La femme, la vraie celle que je préfère, c’est la corrézienne, dure à la tâche. Celle qui ne s’assoie pas avec les hommes pour manger ; et qui ne parle pas. Jacques C....c
Bernard Piveau
Tbo mars 2005 |
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires